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Sallé. 375
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Laurent. Il tint fuivant l'ufage b..... chez lui dans de petits cabinets fort commodes. Mme Sainville, fon époufe, fort obligeante au défaut des danfeufes, actrices et directrices des fpectacles forains, prêtreffes habituelles de cet endroit, faifoit la befogne pour ne pas décréditer le bouchon. Sainville fe fouloit, les garçons votaient ; de cette innocente conduite provint la chute de la taverne et le vrai Ragot vint s'établir à la Courtille, où fa femme fert toujours le public avec le môme empreffement. »
. (Journalde Parist s mars; -6 avril 1780. — tt Chroniqueur dêuxuvr/, II, 21.)
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S
ALLÉ (Mlle), actrice foraine et plus tard l'une des célébrités de l'Académie royale de musique, était la nièce de la femme de Francisque Molin, entrepreneur de spectacles et acteur forain. Mlle Sallé parut pour la première fois sur un théâtre à la foire Saint-Laurent de 1718, dans la Princesse de Carisme, opéra comique en trois actes, de Lesage et Lafont, qui obtint un succès éclatant au spectacle de la dame Baron et de Saint-Edme, alors associés pour l'exploitation du privilège de l'Opéra-Comique. En 1722, on retrouve Mllc Sallé chez Francisque, où elle remplissait le rôle d'««e Grâce dans Arlequin Deucalion, monologue en trois actes, de Piron, qui fut si vivement applaudi. En 1724, elle faisait partie de la troupe de Delaplace et Dolet et remplissait le rôle d'une petite Thessalienne dans la Conquête de la Toison d'or, pièce de Lesage ét Dorneval, représentée à la foire Saint-Laurent de la même année. Elle passa ensuite à l'Académie royale de musique, où son talent de danseuse la rendit bientôt célèbre. Voltaire a fait sur Mlle Sallé des vers charmants qu'on ne peut s'empêcher de rapporter ici :
Ah 1 Camargo que vous êtes brillante, Mais que Sallé, grands dieux, eft raviflante 1. Que vos pas font légers et que les fiens font doux 1 Elle eft inimitable et vous êtes nouvelle,
Les Nymphes fautent comme vous, .
Mais les Grâces danfent comme elle t
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